Comment reconnaître le meilleur gestionnaire de patrimoine salaire

Est-il préférable de choisir un gestionnaire de patrimoine indépendant ou vaut-il mieux passer par un cabinet ou une banque ? Sur quels critères peut-on se baser pour reconnaître le meilleur gestionnaire de patrimoine salaire ? Ses classes d’actifs ? La valeur de son patrimoine net ? Les objectifs ? Dans un contexte économique et fiscal de plus en plus incertain, le choix du meilleur gestionnaire de patrimoine est primordial afin de tirer le meilleur parti de votre salaire. Voici les critères à suivre pour reconnaître le meilleur gestionnaire de patrimoine salaire.

Il doit être accrédité par le gouvernement et les organismes professionnels

Il n’y a pas vraiment de définition légale d’un gestionnaire de patrimoine, toutefois quelques indices peuvent vous aider à juger du sérieux de celui que vous sollicitez. S’il s’agit d’épargne, un gestionnaire de patrimoine salaire qui se respecte doit être membre d’une des quatre associations de professionnelles accréditées par l’AMF, c’est un critère indéniable.

Cependant, certains actifs immobiliers demeurent hors de portée des radars du gendarme de la bourse. Évitez donc les gestionnaires de patrimoine salaire qui ne sont pas immatriculés à l’Orias. Le registre unique des intermédiaires des Assurances, Banque et Finance permet de recenser tous les gestionnaires qui respectent les conditions d’exercices du métier. En cas de contentieux, cet organisme vous permettra de bénéficier de nombreuses assurances y compris celles de son association professionnelle.

Il doit posséder plusieurs classes d’actifs

Un bon gestionnaire de patrimoine se distingue également par la diversité de son portefeuille de placement : actions, fonds commun de placement, obligations, assurance vie, produits dérivés, immobiliers, contrats Madelin, Perp, etc. À chacune de ces classes d’actifs doit correspondre un agrément ou une carte professionnelle. Autre détail important, vous devez vous assurer de son indépendance vis-à-vis des établissements bancaires avec qui il est associé. Les gestionnaires qui travaillent en « architecture ouverte » proposent une palette de gestion plus complète et plus diversifiée.

Plus il vous questionne, plus il est pro

La première impression est toujours la bonne, dit-on. Cette citation de Henri Jeanson est également valable avec les gestionnaires de patrimoine salaire. Éloignez-vous de ceux qui vous parlent uniquement de leurs exploits et de leurs placements mirifiques ! Ce sont des entretiens qui tiennent beaucoup plus de la psychanalyse. Un gestionnaire de patrimoine sérieux cherchera à faire un bilan de votre patrimoine.

Pour prodiguer les meilleurs conseils possibles, il lui faudra connaître l’essentiel de votre personne. En sus vos horizons de placement et votre patrimoine, il devra également se renseigner sur votre âge, vos objectifs professionnels et familiaux, vos investissements actuels et passés, etc. Rassurez-vous, il est tenu de respecter la confidentialité de ces informations. Cependant, il devra notifier à Tracfin, la cellule de Bercy qui poursuit l’argent sale, tout soupçon de blanchiment d’argent ou d’évasion fiscale. Pour conclure, plus il vous interroge, plus il est pro.

De même, la directive européenne MIFID l’oblige à vous soumettre à un questionnaire. Il est préférable de privilégier ceux qui vous cuisinent trop longtemps plutôt que d’avoir affaire à des adeptes du fast-food ! À la fin de votre entretien, le gestionnaire de patrimoine doit vous remettre un Document d’Entrée en Relation (DER) portant mention de ses justificatifs d’identités et légaux (assurances, agréments, etc.).

Vérifiez que la lettre de mission est compatible à vos attentes

Au cours du profilage, les gestionnaires de patrimoine consultés vous renseigneront sur le nombre d’intermédiaires financiers avec qui ils sont en relation, leurs coûts, etc. En dehors du DER, une lettre de mission résumant votre appétence vous sera envoyée. Ce document indique les divers conseils et recommandations du gestionnaire suite à l’examen de votre situation personnelle et patrimoniale. Le coût de ses futurs services vous sera également communiqué.

Exigez un rapport détaillé de toutes les préconisations du gestionnaire

Plus le document sera fouillé, illustré et détaillé, plus vous aurez une indication claire du professionnalisme du gestionnaire de patrimoine salaire et de ce qu’il réserve à votre argent. Prenez le temps nécessaire pour bien assimiler le document. Il devra établir de manière claire et précise la répartition de votre argent entre diverses classes d’actifs, les produits financiers correspondants et leurs horizons de placement.

En plus des illustrations graphiques, l’idéal est de retrouver sur le document des tableaux qui listent les véhicules financiers sur lesquels vos avoirs seront investis. Pour chaque ligne, il devra figurer le montant investi, les rendements attendus, le coût d’entrée et de gestion, le prix des parts, les perspectives d’évolution, les plus-values, etc.

Faites attention aux commissions excessives

Tout travail mérite une rémunération, toutefois certains gestionnaires se gavent plus que de raison. Vous pouvez trouver des plateformes qui vous proposent des tarifs à nul autre pareil. Cependant, ce « low cost » a également un prix : des informations et conseils plus que succincts. La rémunération d’un gestionnaire se répartit suivant trois points : les frais d’entrée, ceux de gestion et enfin les frais de sortie.

Pour éviter toutes déconvenues, demandez à tous les gestionnaires consultés d’indiquer leur prix ainsi que la décomposition des frais pour chaque partie. En général, ils sont dégressifs à mesure que les avoirs confiés aux gestionnaires augmentent. Les prix d’entrée sont soumis aux négociations et certains se rémunèrent en fonction du forfait.

Les coûts de gestion sont non négociables, une partie est dédiée aux plateformes. Faites surtout attention aux commissions de surperformances qui sont prélevées lorsqu’un placement dépasse la progression prévue. Assurez-vous de bien lire les clauses du contrat qui vous lie.

Les frais de sortie comme ceux de transfert sont en voie de disparition. Ils sont en moyenne de l’ordre de 1 % du montant transféré.